mercredi 14 septembre 2016

// Bye bye l'enfer du coucher //


Je vous en parlais ici, c'était au mois de mai. 3 mois sans dormir plus de 4h par nuit (et 4h entrecoupées bien sûr), des larmes, les nerfs qui lâchent, le ton qui monte, des disputes avec l'amoureux, des remarques pas toujours sympa de la part de l'entourage, l'incompréhension, le sentiment de culpabilité, l'épuisement physique et moral, des kilos en moins, une envie de rien, se sentir seule, voilà ce que nous avons traversé pendant 3 mois!

Nous avons cherché mille et une solutions pour soulager notre bébé. Lui qui dormait si bien auparavant. Nous nous sommes posés des tas de questions, nous avons fait des tests par millier, nous avons acheté plusieurs produits soit disant miracles. En vain...


Mon bébé pleurait beaucoup et pourtant ce n'est pas à son habitude. Alors bien sûr on nous a parlé de caprice. J'y ai cru un instant, un court instant. Puis j'en étais sûr ce n'était pas des caprices, même dans mes bras il pleurait, même dans notre lit il s'énervait. Mon bébé n'allait pas bien, il était épuisé, peut être encore plus que nous, mais quelque chose le gênait. Nous avons consulté sa pédiatre, plusieurs fois, mais elle n'écoutait que d'une oreille, elle insistait à nous dire que c'était l'angoisse du 8ème mois, l'angoisse de la séparation avec maman, qu'il faisait des caprices pour être avec nous. Elle n'entendait pas mon appel à l'aide. Et je dis bien appel à l'aide car j'ai bien cru craquer plus d'une fois. 
J'ai consulté la PMI qui pensait la même chose. Allant jusqu'à me dire, lorsque j'évoquais le fait que Paul était pourtant très fatigué, "mais non c'est vous qui êtes fatigués, lui il va bien il a juste envie de jouer avec vos nerfs et de ne pas dormir sans vous" ou encore "vous avez fait du cododo? Ahh ba c'est normal alors, il faut assumer maintenant". 
J'ai surfé sur le net pendant des heures, jour et nuit, afin de trouver des solutions. J'étais à deux doigts de consulter une spécialiste du sommeil. 

Et puis nous avons eu notre rendez vous de suivi habituel avec ton allergologue. J'étais à bout de forces ce jour. Elle l'a vu, on a évoqué tes problèmes de sommeil malgré que ça ne soit pas sa spécialité. Une fois de plus j'ai essayé d'expliquer au mieux ce que je ressentais, l'impression que quelque chose te gênait, le fait que tu sois épuisé, que même dans nos bras tu ne soit pas bien. Et enfin j'ai trouvé une oreille attentive. Elle m'a écouté. A aucun moment elle n'a parlé de caprice, d'angoisse de la séparation, de caractère difficile, de problème de cododo. Elle nous a demandé de décrire très précisément tes réactions, ton comportement la nuit lorsque tu te réveillais. Elle n'a pas hésité une seconde pour poser le diagnostique de reflux, de brûlure d'estomac. Elle nous a donné un traitement + des astuces (ne plus donner de biberon le soir mais plutôt une purée, de surélever le lit...). 

Nous avons tout de suite mis en application ses conseils. Les premières nuits ont été encore quelque peu difficiles mais je sentais une amélioration. Tu n'arrivais plus à t'endormir pas parce que tu souffrais mais parce que durant ces 3 derniers mois nous t'avions habitué à des tours de poussette dans le quartier ou des tours de voiture pour te bercer. Comment t'en vouloir? Ce n'était pas de ta faute, nous avions commis une erreur mais c'était la seule solution que nous avions trouvé pour que tu te reposes ne serait ce qu'une heure. 

Nous avons alors pris la décision, à contre cœur, de te laisser pleurer. Je m'étais toujours promis de ne pas faire ça. De ne jamais appliquer cette méthode car je ne voulais pas t'angoisser, je voulais répondre à tes besoins et ne pas te laisser te sentir seul, abandonné. Mais persuadée qu'aujourd'hui c'était pour ton bien, je t'ai laissé. Je t'ai expliqué la situation avant, je suis venue te voir toutes les 5 minutes pour te rassurer, te parler, te calmer jusqu'à ce que tu trouves le sommeil. Entre chaque "visites" je me suis inquiétée, j'ai continué de chercher des solutions sur internet et dans les livres, j'avais un mal de ventre terrible, je tournais en rond, j'ai pleuré aussi. Cela a duré 2h30 le premier soir, puis 2h le deuxième jour, puis 1h30 le troisième, puis 1h le quatrième, puis 30min le cinquième, puis 15min le sixième puis plus rien le septième jour. En une semaine le problème était réglé.

Alors je ne veux pas crier victoire trop vite car avec toi j'ai appris que tout n'était qu'éternel recommencement. Mais en attendant on savoure notre bonheur! On reprend plaisir à dîner dans le calme pendant que tu dors paisiblement, on retrouve du temps pour nos séances ciné à la maison, et surtout on dort! Ce n'est pas parfait tous les jours, il y a parfois encore des réveils dans la nuit mais après tout ils me font du bien car je trouve ça long 12h sans toi! 

Je m'excuse mon bébé de n'avoir pas compris plus tôt, pour te soulager plus vite.

On t'aime Paulo!

Et vous? Racontez moi, comment cela se passe chez vous le sommeil? Partagez votre expérience. 

Je vous embrasse.

Laura

1 commentaire:

  1. Coucou !
    Oh que je comprends ce que tu racontes... Ma puce ne fait toujours pas ses nuits à bientôt 11 mois et les personnes jugements sont quotidiens...Parce que je l'allaite encore aussi etc.
    Je pense qu'il y aura toujours matière à critiquer, certaines personnes n'ont que ca à faire que ce soit pour le cododo, l'allaitement, le fait de ne pas laisser pleurer bébé.
    Contente que vous ayez trouvé une solution en tout cas :)
    Bises,

    Charlotte

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